Le 26 décembre, en la fête de saint Etienne, Benoît XVI a évoqué le premier martyr de l’Eglise à la prière de l’Angélus. « De nombreux chrétiens, déjà à l’origine de l’Eglise, ont témoigné de leur foi par l’effusion de leur sang. Les premiers martyrs seront suivis d’autres dans le cours des siècles jusqu’à nos jours. Comment ne pas reconnaître que, à notre époque également, en différentes parties du monde, professer la foi chrétienne requiert l’héroïsme des martyrs ? Comment ne pas dire ensuite que partout, même là où ne sévit pas la persécution, vivre l’Evangile avec cohérence comporte un prix élevé à payer ? »

 

 

Cette information, donnée par DICI (http://www.dici.org/ ), est illustrée par cette autre donnée dans la même source

L’agence missionnaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, Fides, publie chaque année une liste non exhaustive des personnes assassinées dans l’année au nom de leur foi. Selon les données connues, 27 prêtres, religieux, religieuses ou laïcs ont été tués en 2005, indique l’agence missionnaire de l’ex-Congrégation pour la propagande de la foi.

"Le continent américain figure en tête des lieux où l’on enregistre le plus grand nombre de victimes en 2005", explique l’agence en précisant que 8 prêtres, 2 religieuses et 2 religieux y sont décédés "de mort violente". Fides note que la Colombie, avec la mort de 4 prêtres et d’une religieuse, est "le pays où les conflits sociaux sont les plus aigus et où l’Eglise paye un lourd tribut à son engagement sur le front de la réconciliation et de la justice sociale au nom de l’Evangile". Les autres pays du continent américain concernés par ces assassinats sont le Mexique, le Brésil et la Jamaïque.

"L’Afrique, explique encore l’agence, a été baignée du sang d’un évêque, de 6 prêtres et d’un laïc (…) au Kenya, en République Démocratique du Congo, au Congo Brazzaville et au Nigeria". Sur le continent asiatique, 3 prêtres ont été tués en Inde et un autre en Indonésie.

L’Europe n’a pas été épargnée en 2005 avec la mort de 2 prêtres : le premier à Bruxelles, "engagé dans l’accueil des immigrés et de tous ceux qui frappaient à sa porte", le second en Russie, près de Moscou, "où il reconstruisait une communauté pastorale".

Ce rapport dénombre les missionnaires ad gentes au sens strict du terme, mais aussi tout le personnel ecclésiastique tué de façon violente ou qui a sacrifié sa vie pour ne pas renoncer à son "engagement de témoignage et d’apostolat". 16 missionnaires de l’Eglise catholique ont ainsi perdu la vie de manière violente en 2004, 29 en 2003, 25 en 2002, 33 en 2001 et 30 en l’an 2000.

date : 14/01/2006

 

Voir aussi la mise en accusation de l’évêque canadien Mgr Frederick Bernard Henry, évêque de Calgary dans la province canadienne de l’Alberta, qui a été cité devant la Commission fédérale des droits de l’homme après avoir réaffirmé l’enseignement  traditionnel de l’Eglise au sujet du mariage,pour condamne le mariage homosexuel au nom de la loi divine

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