Laïcisme fanatique
Le rectorat de Nantes a mis en demeure l’Université
catholique de l’Ouest (UCO, dite la Catho d’Angers, 11.500 étudiants)
d’abandonner le nom d’université. La lettre du rectorat date semble-t-il d’il y
a trois mois, mais l’information n’a été divulguée que le 25 juin, lors d’une
cérémonie de remise de légion d’honneur dans l’établissement. Et elle a été
répercutée dans les pages nationales de Ouest France le 29 juin.
Le rectorat a ressorti pour l’occasion une loi de 1880,
début de la grande époque de persécution de l’Eglise, stipulant que « les
établissements d’enseignement supérieur privés ne peuvent en aucun cas prendre
(sic) le nom d’université ».
On voit bien là le renversement opéré par les laïcistes. Le
mot université est catholique (évidemment, est-on tenté d’ajouter). Les
universités ont été créées dans et par l’Eglise. Les statuts de celle d’Angers
ont été approuvés par le Saint-Siège en 1373 (ils ont été renouvelés par Mgr
Freppel en 1875). Plus de six siècles plus tard, et 127 ans après avoir
promulgué sa loi illégitime, la République prétend interdire à une université
de s’appeler université.
C’est tellement grotesque que le président du conseil
général, Christophe Béchu, a décidé de saisir le gouvernement pour que l’UCO
soit rétablie dans son titre. Mais il a la loi contre lui…
Sans doute la chose avait-elle été gardée secrète pour que
les tractations puissent se faire discrètement. Mais il est bon que soit
affiché publiquement que le fanatisme laïciste est toujours prêt à frapper, et
cherche des lois oubliées pour persécuter les catholiques.
Il n’est pas inintéressant de constater que Wikipedia s’est
fait l’auxiliaire dévoué et très informé du rectorat : alors que la mise en
demeure n’était pas encore connue, l’article sur l’Université catholique de
l’Ouest a été supprimé le 19 avril dernier, et redirigé vers « Institut
catholique d’Angers », avec cette indication : « L'Institut catholique d'Angers
est actuellement usuellement présenté sous le nom d'Université catholique de l'Ouest,
la loi du 18 mars 1880 (Article L. 731-14 du Code de l'éducation) interdit
pourtant que les établissements d'enseignement supérieur privés s'intitulent
"université" et le punit d'une amende de 30 000 euros. »
N’est ce pas là une discrimination fondée
sur la religion ?
Evidement, ils vont se couvrir de la loi d’exception
qu’ils ont voté pour persister dans leur attitude de persécution… ou de
provocation. Faudrait-il donc tabasser les décideurs pour les décider à faire
marche arrière ?
Ou bien devrons nous parler d’Universalité pour
faire apparaître leur mauvaise foi ? Il est vrai que les résultats
universitaires vont tellement se dégrader suite au désastre éducatif du
secondaire qu’ils ont bien besoin d’éliminer artificieusement tout ce qui
permettrait une comparaison peu glorieuse pour eux.
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