Espagne : « Succès de la manifestation contre la réforme de l’éducation »
« L’éducation est la responsabilité et le droit des parents »
ROME, Mardi 15 Novembre 2005 (ZENIT.org) – L’agence vaticane Fides annonce le « succès de la manifestation contre la réforme de l’éducation en Espagne » : « l’éducation est la responsabilité et le droit des parents ». Cette protestation, explique l’organe de la congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, a fait naître « un mouvement social qui n’a plus peur ni honte de participer à la vie publique pour défendre les droits de milliers de familles ».
« La manifestation du samedi 12 novembre a confirmé qu’était né en Espagne un mouvement social qui fait des propositions et donne des alternatives réalistes et cohérentes. Ce mouvement a perdu la crainte et la honte de participer à la vie publique, et est conscient de l’impact de sa présence sur les moyens de communication sociale, et de l’importance politique de représenter des milliers de familles dont les droits sont foulés aux pieds de manière systématique » : c’est ce qu’a déclaré M. Eduardo Hertfelder, président de l’institut de Politique familiale, une des nombreuses organisations qui a appuyé samedi dernier, 12 novembre, la manifestation contre le projet de loi organique sur l’éducation.
En outre, « l’appui international reçu, supérieur même à celui reçu le 18 juin pour la manifestation de défense de la famille, est un signe que la réaction internationale qui s’est manifestée au mois de juin n’a pas été passagère, mais est forte et croissante ». Cette manifestation, pour le Président, « montre à l’évidence le mécontentement social croissant envers un gouvernement qui agit sans tenir compte de la société et fait des lois régressives sur la famille, les parents, et l’éducation ».
D’après les organisateurs, la manifestation de samedi a dépassé toutes les attentes, en déclarant publiquement que la loi n’était pas acceptée par de nombreux parents.
Les manifestants arrivés à Madrid dans plus de 600 autobus, trains, avions, de toutes les villes d’Espagne, ont envahi les places et les rues du centre de Madrid, le long d’un parcours qui va de la Place de Neptune jusqu’à la Porte de Alcala.
Rappelons que la manifestation était organisée par une dizaine de confédérations, syndicats, et associations éducatives et familiales, et a reçu l’appui de plus de 900 associations, dont certaines étrangères à l’Espagne.
A la fin de la manifestation, on a lu un « Manifeste pour une éducation de qualité dans la liberté » qui déclare : « Les pouvoirs publics n’ont pas le droit d’éduquer les citoyens, mais ils doivent assurer la liberté des parents à décider du type d’enseignement qu’ils désirent, sans d’autres limites que les limites constitutionnelles », parce que l’éducation est la responsabilité et le droit des parents.
ZF du 15 nov. 2005 (06)
Cette manifestation marque indiscutablement une volonté populaire. Ce n'est pas celle des pseudo démocrates de la gauche. Aussi, cela entraîne de leur part une volonté de "punir" l'Église catholique. On jugera de la mauvaise foi de leur argumentation dans l'article ci dessous que nous transmets encore Zenit.
Le
gouvernement espagnol annonce qu’il réduira le financement public de l’Eglise
Après la manifestation de samedi contre le projet de loi sur l’éducation
ROME, Mardi 15 Novembre 2005 (ZENIT.org) – Après la manifestation organisée samedi par différentes associations avec le soutien de la conférence épiscopale espagnole, pour protester contre le projet de loi du gouvernement sur l’éducation, le gouvernement espagnol a annoncé qu’il avait l’intention de réduire la contribution publique au financement de l’Eglise.
María Teresa Fernández de la Vega, numéro deux du gouvernement, a affirmé ce lundi que la contribution que les différents gouvernements ont apportée à l’Eglise « devra être réduite ».
L’Eglise « n’a pas atteint son objectif d’autofinancement, et je crois que nous sommes arrivés à un point où les contributions, qui ont été très importantes, ne pourront plus augmenter, et devront même diminuer », a-t-elle affirmé dans des déclarations publiées par l’agence EFE.
L’évêque de Malaga, Mgr Antonio Dorado, président de la Commission pour l’enseignement de la Conférence épiscopale espagnole, a déclaré pour sa part que les affirmations de María Teresa Fernández de la Vega « résonnent comme une menace » et a qualifié ses paroles d’« inopportunes », toujours selon l’agence EFE.
Mgr Dorado a expliqué que « le financement ou le soutien économique de l’Etat n’a rien à voir avec le fait de parvenir ou non à un accord sur la Loi sur l’Enseignement » et qu’il s’agit de deux questions « traitées dans des chapitres distincts des accords entre l’Eglise et l’Etat ».
L’évêque de Malaga a précisé par ailleurs que « les fonds que reçoit la Conférence épiscopale ne viennent pas du gouvernement, mais des citoyens » qui décident librement de destiner une partie de leurs impôts (0.5%, selon la loi) à une confession religieuse officiellement reconnue, dont l’Eglise catholique.
Le père Juan Antonio Martínez Camino S.J., porte-parole et secrétaire général de la Conférence épiscopale, a affirmé, au micro de la radio espagnole COPE, que le pourcentage des impôts que les citoyens sont autorisés à destiner à l’Église catholique « rend son autofinancement impossible dans la pratique ».
Par ailleurs, a-t-il déclaré, répondant aux affirmations de María Teresa Fernández de la Vega, l’État n’accorde pas de fonds « à titre gracieux » à l’Église. Il ne fait que canaliser les contributions des citoyens à travers l’imposition fiscale.
L’agence EFE cite également le coordinateur général du parti « Izquierda Unida » (La Gauche Unie), Gaspar Llamazares, qui estime que « le moment est venu » pour le gouvernement de « revoir » les termes du Concordat signé avec le Saint-Siège.
ZF du 15 nov. 2005 (05)
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