Le
monstre Fourniret piégé par la Vierge Marie !
C’est une information qui a bénéficié d’une
surprenante discrétion !... Elle n’en reste pas moins authentique et
enregistrée au Greffe du Tribunal de Charleville-Mézières. En voici une rapide
relation.
Fin juin 2003, FR 3 diffusa, au cours de son
journal télévisé, le 19/20, un reportage concernant une adolescente de 13 ans,
Marie-Ascension, qui venait d’échapper à Fourniret, « L’ogre des Ardennes ». Et, plus surprenant encore, grâce à
cette frêle jeune fille, on avait pu procéder à l’arrestation de ce monstre. Au
cours de ce reportage un gros plan fut fait sur les mains de l’adolescente qui
triturait un chapelet en plastique blanc, enroulé autour d’un de ses petits
poignets… Banal ?... Pas tant que ça !
Certains en furent troublés, mais l’affaire ne
suscita pas de réaction particulière.
Or, le procès Fourniret allait confirmer d’éclatante façon l’ « intervention divine » que certains
subodoraient. Au 3ième jour du procès, le 31 mars 2008, devant la cour d’assises des Ardennes,
Marie-Ascension raconta son calvaire et les incroyables circonstances dans
lesquelles elle put échapper au monstre… et le faire arrêter ! Sobrement vêtue de sombre, portant autour de
son poignet gauche (qui
conserva longtemps les séquelles du lacet qui l’immobilisait) un chapelet, signe de sa Foi, cette Foi qui, dit-elle, lui permet de « survivre » sans avoir à être
soutenue par des psychologues, Marie-Ascension
répond calmement aux questions qui lui sont posées. Car la Vierge Marie, selon les propres
affirmations de la jeune fille – elle a actuellement 18 ans – est sa « patronne » ! Très pieuse,
chaque fois qu’elle rencontre un problème, elle fait cette prière :
« Ste Vierge Marie : passez
devant ! » C’est ainsi, a
dit la « rescapée »,
qu’après avoir prié à haute voix, elle a pu échapper à son bourreau !
Voici comment les faits se sont déroulés.
Le 26 juin, Fourniret aborde l’adolescente dans
la rue où ses parents se sont installés (avec leurs 5 enfants) après avoir fui le Burundi.
La rue est déserte. Il lui demande le chemin de Mont-de-la-Salle, et il réussit
a gagner sa confiance car il lui paraît « gentil ».
Il lui parle avec douceur et lui dit qu’elle n’a rien à craindre. Mais laissons
la victime s’exprimer : « Il
disait que ce n’était pas bien de ne pas faire confiance. Il expliquait qu’il
était professeur de dessin et père de famille. Nous marchions côte à côte.
Parvenus à la hauteur de sa camionnette, il a ouvert la portière, côté
passager, et m’a doucement invitée à monter en me tenant par les épaules. Puis
il a fait le tour du véhicule pour s’installer au volant. J’étais tiraillée entre la méfiance qu’il
m’inspirait et ce devoir qu’il y a de rendre service. » Cependant,
elle finit par monter dans la fourgonnette. Mais elle ajoute : « Avant de monter, j’ai confié ma route
à la Vierge Marie et je lui ai dit : « Sainte Vierge Marie, passez
devant pour qu’il ne m’arrive rien. »…
Il ne s’est pas arrêté devant le Mont de la
Salle et il m’a dit qu’il continuerait jusqu’à Dinant pour me punir de ne pas
lui avoir fait confiance. Mais il continuait de se montrer plutôt gentil. Je me
souviens qu’il m’a demandé mon nom et mon âge. » Elle a dit Sarah, et
elle a dit 12 ans car elle avait pris soudainement peur voyant qu’il n’avait pas
pris la direction de Dinant. Elle l’interrogeait, mais il ne parlait plus.
Marie-Ascension se met alors à pleurer en silence et à « prier en son cœur » comme elle l’a
dit. Et, en priant, une idée lui vient. Elle pose une question à
Fourniret : « Monsieur est-ce
que vous croyez en Dieu ? » Il lui répond : « Mais pourquoi ? » Et la
fillette lui rétorque : « Si
vous croyiez en Dieu, vous ne feriez pas de moi ce que vous faites. » A partir de ce moment, il semble que
Fourniret n’ait plus voulu répondre à ses questions. Quand elle a vu qu’il ne
voulait plus lui parler, Marie-Ascension commença à prier à haute voix !
Dés lors, le ton n’est plus le même :
Fourniret s’arrête et lui dit « Tu
m’agaces avec tes prières ! ». Le monstre prend alors un chemin
détourné, s’arrête, coupe le moteur et l’emmène à l’arrière de la camionnette.
« Il avait l’air vraiment méchant »
précise Marie-Ascension. Plus rien à voir avec celui qui se présentait comme un
professeur de dessin de 61 ans, inoffensif ! Il ligote les pieds de sa
victime en serrant les liens très fort et en lui disant : « Donnes-moi tes mains, sinon je te
frappe ! » - « Je lui
ai demandé : « Pourquoi vous faites ça ? » Il m’a répondu : « Tu dois me
donner du plaisir autrement tu ne rentreras pas. » J’étais étonnée, je ne
savais pas ce qu’il voulait faire de moi jusque là » a déclaré
Marie-Ascension à la barre des témoins. Elle s’est mise alors à crier. Alors il
commence à l’étrangler en lui disant : « Si
tu cries, je te tue » L’adolescente lui demande alors s’ « il fait partie de la bande à Dutroux »
ce à quoi il répond : « Je suis
pire que Dutroux » en lui passant un lacet de cuir autour des
poignets. Le véhicule repart. A l’arrière, l’enfant prie toujours à haute voix
« à pleine gorge »
précise-t-elle. Elle aperçoit une carte routière des Pays-Bas, de Belgique et
de France : « Je me suis dit
que c’était fini… J’ai vu toute ma vie défiler. J’ai repensé à ce que j’avais
fait de pas correct, j’ai songé à mes parents qui ont réussi à quitter vivants
le Burundi et que j’allais décevoir en me
faisant tuer comme ça. » Mais voici que, soudain, les liens
douloureux qui enserraient ses jambes se distendent… Elle s’en libère puis,
avec ses dents parvient à dégager ses mains. Elle voit sur la porte latérale
coulissante du Citroën C 25 un bouton coloré surmonté de l’inscription « pour ouvrir, appuyer ici ». Elle
appuie, « la porte s’est ouverte
avec un tel fracas que j’ai eu peur qu’il l’ait entendu » raconte-t-elle.
Mais elle ne saute pas tout de suite car la camionnette roulait vite :
« Je n’osais pas sauter » !
C’est alors qu’a eu lieu cet arrêt providentiel, miraculeux : le stop que
Fourniret a respecté au carrefour de
Mesnil-Saint-Blaise, le seul
qui existe sur les
Stépahnie Janton, elle, notera l’immatriculation
et la marque du véhicule. La police a réagi aussitôt et s’est rendue
immédiatement au domicile de Michel Fourniret… qui n’était pas encore rentré
chez lui ! Quand il arriva, la police le récupéra et découvrit dans son
véhicule tous les indices accusateurs. Une carte postale que Marie-Ascension
avait achetée pour une copine y était encore… C’est ainsi que s’acheva la
sinistre entreprise de cet abominable assassin.
A la fin du témoignage de la jeune fille,
l’avocat général s’est adressé à elle et lui a dit : « Vous avez sauvé des vies ! Vous avez sauvé votre vie et
celle de beaucoup de jeunes filles. Pour cela, je veux vous féliciter et vous
remercier ! »
En guise
de conclusion.-
Au cours d’une séance, le Président de la Cour a
lu une lettre que le tueur en série a écrite à son fils, en 2005 – donc deux
ans après son arrestation – alors que
celui-ci lui demandait le sort qu’il aurait réservé à la fillette : « Il est évident que je lui aurais arraché les yeux et
les membres, vivante, avec une infinie jouissance (…) j’aurais préféré, évidemment,
lui infliger de lourdes souffrances, des tortures morales et physiques » a
écrit l’accusé. Et comme l’avocat lui demandait comment il avait pu écrire de
telles « abominations » à
son propre fils : « Je suis
convaincu que vous avez la réponse, vous qui semblez bien me connaître » a-t-il
répondu !
On mesure encore mieux, après ce récit
bouleversant, de quelle protection divine Marie-Ascension a bénéficié !
….
Max Barret – d’après le site «http:// prenonslaparole.hautetfort.com/archive/2008 »
- Le Journal du Dimanche.fr – L’express.fr – RMC.fr – « La
Libre Belgique »