Encore
et toujours la culture de mort
Les
déclarations visant à faire progresser la culture de mort sont devenues ces
temps-ci tellement nombreuses qu’il est difficile de toutes les commenter.
Le fameux Leonetti
auteur de la récente loi d’avril 2005 sur l’euthanasie vient d’admettre qu’il
était désormais tout à fait possible de laisser mourir de faim et de soif une
personne en fin de vie. Conjointement pour son 25ème anniversaire,
l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) veut aller plus
loin et demande que le législateur se prononce en faveur de la « mort
choisie », c’est-à-dire le suicide assisté. Un député du nom
d’Henriette Martinez (UMP) a même déclaré qu’« il reste deux grand
verrous à faire sauter, le monde médical et la religion ». En d’autres temps de telles déclarations
auraient entraîné de violentes réactions des « mondes »
concernés[1]. Nadine Trintigant a comparé le droit à l’euthanasie à celui
de l’avortement au nom du droit de l’homme à disposer de son corps. C’est en
effet un combat commun : celui qui détruit la vie.
Mieux
encore, dans ce qui reste d’humanité chez les avorteurs, persiste un petit
scrupule qui les tarabuste. Le fœtus éprouve-t-il de la douleur ? Tous les
jours il apparaît de plus en plus que l’enfant non-né a une sensibilité et une
autonomie propre, qu’il est un être humain à part entière. Alors de chercheurs
de l’Université de Birmingham se donnent bonne conscience en établissant un
curieux sophisme. Oui, le fœtus a les relais nerveux suffisant pour souffrir.
Mais « sans la conscience, il peut y avoir nociception, mais il ne peut
y avoir de douleur ». Autrement dit il souffre sans en avoir
conscience donc sans souffrir. Il perçoit la douleur sans en souffrir.
Apparemment ces gens-là n’ont jamais
remarqué que tous les bébés du monde pleurent quand on leur fait du mal.
Dr. Jean-Pierre Dickès