Réponses à la propagande sur l’avortement
La propagande de la politique de mort conditionne même les cerveaux de
chrétiens qui, s’ils connaissaient l’enseignement du Christ et de l’Eglise,
devraient être capables de la réfuter. La lettre ci-dessous écrite par un jeune
homme à l’intention d’une amie de l’AFS montre l’effet de ce conditionnement
sur un esprit qui se voudrait catholique "sans abandon des principes"
et qui veut pourtant justifier l’avortement et la contraception. La lettre
constitue un piège pour ceux qui n’auraient pas une formation suffisante, aussi
lui donnons-nous une réponse. Cette réponse se veut aussi un suivi donné à la
demande de lecteurs qui souhaitent trouver dans l’AFS des argumentaires. Vous
trouverez donc ci-dessous la lettre entière (nous avons supprimé les détails
d’identification ou ceux qui ne concernent pas directement notre sujet) pour
laisser toute sa force à la démarche du document initial.
Nous proposons à la suite une réponse donnée en rappelant au fur et à
mesure par la typographie, les points auxquels nous faisons référence.
Voici donc d’abord cette lettre : (en caractères marrons)
Quelques remarques à propos de l'avortement ou Interruption
Volontaire de Grossesse (IVG)
Point préliminaire
Avoir
inclus dans ton message un extrait de pièce de théâtre qui décrit les mesures
concrètes, douloureuses parfois, spectaculaires dans tous les cas, est certes
intéressant mais ne représente pas à mes yeux un argumentaire en bonne et due
forme...
Un point pour replacer le contexte
Notre débat a commencé avec le message
d'un de tes amis qui te faisait part de sa désapprobation suite au référendum au
Portugal à propos de l'instauration de l'IVG dans ce pays… Je te faisais alors
part du fait que je trouvais sa réaction extrême et dure d'où ta réponse … à
laquelle je réponds à mon tour d’une manière qui se veut nuancée et aux prises
avec une réalité complexe, sans pour autant abandonner des principes.
Premier point :
(Je
n’évoquerai que) …
L'avortement
est donc une solution devenue légale et qui nécessite des conditions – les
fameux 3 mois parmi d'autres. Cette solution résulte d'un choix de la femme,
voire du couple, et je trouve qu'il est insultant de faire la morale à des gens
qui ont choisi cette voie, comme si faire ce choix n'était pas assez
difficile ! Tu me dis avoir des amies qui ont pratiqué l'avortement,
j'espère pour elles que tu ne leur as pas dit tout le mal que tu pensais à
propos de ce choix…
La
légalisation de l'avortement n'a pas entraîné sa banalisation (cf. un très
intéressant rapport « Pour une
meilleure prévention de l'IVG chez les mineures ») … Les
statistiques le prouvent : les chiffres sont constants, autour de
200 000 par an. La loi ne fait donc que prendre acte d'une situation qui
existait par le passé et veille à protéger la vie des citoyens qui tombent sous
sa juridiction, la femme en l'occurrence qu'il faut protéger, plus que le fœtus
qui au moins jusqu'à 3 mois n'est pas encore considéré comme homme (bien
entendu il s'agit là d'un critère très artificiel et totalement relatif aux
pays). De ce fait puisque la loi n'oblige à rien mais protège la femme, je
trouve qu'il est nécessaire qu'elle existe, elle est même utile au regard de
certaines femmes qui sont obligées d'avorter à cause des pressions familiales
qu'il ne faut pas ignorer et qui peuvent le faire dans un cadre correct.
Bien
entendu je ne nie pas les répercussions psychologiques d'un tel acte, et le
recours à l'IVG reste accidentel au regard des chiffres. Par contre il ne faut
pas ignorer les circonstances qui poussent une femme à faire ce choix –peur de
ne pas pouvoir assumer l'enfant certes, mais pression de la famille bien plus,
voire pression religieuse – enfant conçu hors mariage alors que c'est
normalement le cadre obligé !
Un
accident est vite arrivé, surtout si l'on ne respecte pas les règles de
contraception, mais il ne faut pas gâcher la vie d'un enfant qui ne sera pas
désiré, pas chéri et à qui on rappellera toute sa vie sa situation
« indésirable ». Car l'enfant est étrangement absent de ton message…
Certes il y a des aides pour les femmes mais si l'amour n'est pas là, si
l'enfant est et sera toujours vécu comme un poids, à quoi bon le choix de le
garder ?!
Deuxième point : la question du
préservatif
Il n'est
pas exact d'affirmer comme tu le fais qu'on dit aux jeunes que le préservatif
est efficace contre les grossesses à 100%. Ce sont justement là des idées
reçues qu'il faut combattre. C'est par son usage indépendant d'un autre moyen
de contraception, la pilule, que les accidents augmentent et que l'efficacité
diminue. On recommande d'ailleurs maintenant l'utilisation simultanée de la
pilule et du préservatif lors des rapports sexuels. Il n'y a donc que toi qui
semble t'étonner de cette contre vérité !
Troisième point : une
question de foi ?
Me
poser la question dès la 2e ligne sur mon appartenance à l'Eglise
catholique est non seulement osé mais aussi particulièrement prétentieux !
Je ne dirais pas blessant car il est toujours utile de questionner sa foi… Oui
je suis - et je l'affirme - catholique ! Comprendre l'utilité de
l'avortement – sans pour autant en faire une publicité assidue ni un choix par
défaut –, comprendre que ce peut être un choix voire une obligation, comprendre
que cela a toujours existé et qu'il faut un cadre officiel plutôt qu'une
acceptation tacite sans protection, comprendre enfin et surtout que cela relève
d’un choix qui se fait au mieux dans le cadre d'une famille, d'un couple, voire
au pire uniquement dans « l'âme et conscience » d'une femme seule et
délaissée et que l'avis de la société me semble relever du voyeurisme malsain
et d'une posture moralisante inacceptable puisqu'il n'y a que des cas
particuliers et que jamais face à cette question il n'y aura de loi générale,
comprendre donc la nécessité d'un effacement, d'un recul, d'une humilité et
d'une compréhension de l'autre sans s'arc-bouter sur des principes qui nient la
spécificité de l'homme, me semble être la plus humaine, la plus catholique et
donc universelle des attitudes possibles face à l'avortement !
En passant…
Ta
comparaison entre l'avortement et la peine de mort pour des criminels coupables
ne tient pas et est sans pertinence puisqu'un meurtre concerne la société toute
entière en ce qu'un de ses membres actifs lui a été retiré sans raison par un
autre membre. La société n'a pas à se venger en retour bien sûr mais à punir
d'une manière détournée. En revanche l'IVG ne retire à la société aucun membre
actif puisque le bébé n'y figure pas encore et que les premières victimes ne
sont pas une famille étrangère mais les propres parents qui ont fait le choix
de l'IVG !
En guise de conclusion…
La question de l'avortement demande une
infinie nuance, de l'humanité, de l'humilité, de la compréhension et surtout
une foi dans le choix éclairé par Dieu de la femme qui accomplit ce geste.
C'est un cas où je suis heureux de voir la séparation de l'Eglise et de l'Etat
effective puisque je ne demande en rien à ce que l'Eglise catholique change ses
vues sur la question mais au contraire que l'Etat à travers
N.
Cette lettre est, à nos yeux,
caractéristique d’un endoctrinement réussi par les propagandistes de la culture
de mort. On remarque comment une fausse charité est utilisée pour égarer le
raisonnement. Ce qui prouve a contrario la puissance de la charité.
Voici donc la réponse que nous avons
conseillé à la personne destinataire de ce message.
Point
préliminaire
Après avoir considéré comme sans valeur la référence à une pièce de théâtre, décrivant une réalité constante, tu te bases toi sur un film manifestement fait pour remuer les sentiments à partir d’un cas imaginé pour faire taire la raison. Cela, tu en conviendras, ne représente pas à mes yeux, ni aux tiens j’espère, un argumentaire en bonne et due forme.
L’hypocrisie de la loi
L’IVG, dis-tu, est le terme
officiel pour l’avortement ; cette perversion du vocabulaire ne te dérange
pas. Mais si cet acte était aussi anodin pourquoi a-t-on trafiqué la langue
française pour remplacer le mot par une périphrase et ensuite par l’abréviation
de cette périphrase ? Il est difficile de faire plus pour essayer de camoufler
la réalité.
Mettons de l’ordre dans la
"complexité".
Cette réalité
est complexe ? Tu as raison : Il est compliqué de justifier la mise à
mort d’un être innocent et sans défense. Voyons les choses dans leur réalité.
1) La vie humaine commence à la conception
La vie de
l’homme commence à sa conception : scientifiquement le processus
biologique amorcé à la conception se déroule avec continuité de la conception à
la mort, à moins de considérer comme discontinuité de notre être toutes nos
mitoses cellulaires (multiplication des cellules par division) ce qui est une
aberration. On sait que pour les anciens chinois, l’âge d’une personne était
décompté à partir du neuvième mois avant
la naissance.
Sinon
quand faire commencer la vie de l’homme ? A la naissance ? Cela
voudrait dire que le passage du ventre de la mère à l’air libre lui confèrerait
alors l’humanité ? Cette position est logiquement intenable.
En remontant
progressivement dans le temps, à quel moment et pour quelle raison l’être
vivant conçu et se développant régulièrement acquerrait-il l’humanité ?
Quand
il naîtrait viable ? Les progrès de la médecine néo natale permettent de
sauver la vie de bébés nés avant terme dans un état de développement jadis
insuffisant pour leur permettre une survie naturelle. Dans ce cas ces progrès
nous feraient "faire" un homme à partir d’un être qui ne l’aurait pas
été autrement ? Et prétendre ne reconnaître l’être conçu comme humain que
lorsqu’il serait apte à survivre de manière indépendante de sa mère, c’est poser
qu’il serait humain en fonction des progrès de la médecine. Croire cela c’est
se prendre pour des dieux. Et les chrétiens savent qui inspire de telles idées.
… Ou bien faudrait-il attendre qu’il soit capable
de subvenir seul à ses besoins cinq, dix, quinze ou vingt ans après sa
naissance ? Et en attendant ce ne serait donc pas un être humain et
n’importe qui pourrait le tuer sans crime ? Et l’on pourrait aussi tuer
tout homme qui par suite d’un handicap aurait besoin de l’assistance d’autres
personnes pour survivre. Je n’ose pas imaginer que tu partages de si horribles concepts.
Toi-même, si ta mère avait avorté à un moment quelconque des neuf mois qui ont précédé ta naissance serais-tu vivant ? Non. ta vie aurait été interrompue, tu aurais été tué.
La
vie humaine commence à la conception, c’est la vérité scientifique.
L’Ecriture Sainte
nous dit que
s’en alla en
hâte pour se rendre chez Elisabeth. En arrivant elle la salua. Dès
qu’Elisabeth eut entendu la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans
son sein et elle fut remplie de l’Esprit Saint. Et élevant la voix elle
s’écria : « Vous êtes bénie entre les femmes et le fruit de vos
entrailles est béni. Et d’où me vient cet honneur que la mère de mon Seigneur vienne à moi ?
Marie est appelée Mère du Seigneur, alors que son enfant est conçu depuis moins d’une semaine. Cet enfant est le Seigneur incarné. Il est reconnu comme tel sous l’inspiration du Saint Esprit et l’enfant porté dans le sein d’Elisabeth tressaille d’allégresse à sa venue.
La
vie humaine commence à la conception, c’est la vérité catholique.
2) L’avortement tue un être humain
L’avortement est donc la mise à mort d’un être humain. Tu l’avoues toi-même à plusieurs reprises.
La loi ne fait donc que prendre acte d'une situation
qui existait par le passé et veille à protéger la vie des citoyens qui tombent
sous sa juridiction, la femme en l'occurrence qu'il faut protéger, plus que le
fœtus qui au moins jusqu'à 3 mois n'est
pas encore considéré comme homme (bien
entendu il s'agit là d'un critère très artificiel et totalement relatif aux
pays).
Comme tu le
reconnais le critère des « trois mois » est très artificiel. Accepter
cet « artificiel », revient à accepter le principe selon lequel on ne
serait homme que parce que l’on est, PAR
… il ne faut pas gâcher la vie d'un enfant qui ne sera
pas désiré, pas chéri et à qui on rappellera toute sa vie sa situation
« indésirable ».
C’est bien d’un enfant qu’il s’agit. Selon toi, il faudrait le tuer (curieuse vison de la charité !) car il gênerait ses parents ?
Certes il y a des aides pour les femmes mais si
l'amour n'est pas là, si l'enfant est et sera toujours vécu comme un poids, à
quoi bon le choix de le garder ?!
Il s’agit bien sûr de garder un enfant, un petit d’homme et non un être qui ne serait ni homme ni une bête. Et j’ai bien dit, même pas une bête parce que des lois punissent en France la maltraitance des animaux et que tous les procédés des avortueurs sont des tortures pour l’enfant : crâne écrasé, ou brûlure à mort par des solutions de sels concentrés, découpage à vif en morceaux… Tout est permis quand on perd la morale. Le diable est menteur et homicide dès le commencement. Alors s’il n’est pas une bête on prétendra maintenant nous faire accroire que le fœtus ne serait qu’une plante ?
Il est stupéfiant de constater que l’avortement qualifié de crime abominable par le concile Vatican II[1] est présenté aujourd’hui, par beaucoup de ceux qui prétendent s’y référer, comme un acte légal qui devrait être abandonné à la libre décision de ceux qui veulent le commettre !
En tant que
catholique affiché, comment concilier ta position avec celle de Jean Paul II exprimé
dans Evangelium Vitae :
Parmi tous les crimes que l’homme peut accomplir
contre la vie, l’avortement provoqué présente des caractéristiques qui le
rendent particulièrement grave et condamnable…
L’avortement provoqué est le meurtre délibéré et
direct, quelle que soit la façon dont il est effectué, d’un être humain dans la
phase initiale de son existence entre la conception et la naissance. La gravité
morale de l’avortement provoqué apparaît dans toute sa vérité si l’on reconnaît
qu’il s’agit d’un homicide et, en particulier si l’on considère les circonstances
particulières qui le qualifient. Celui qui est supprimé est un être humain qui
commence à vivre, c'est-à-dire l’être qui est, dans l’absolu, le plus innocent
qu’on puisse imaginer ; jamais il ne pourrait être considéré comme un
agresseur, encore moins comme un agresseur injuste ! Il est faible et sans
défense, au point d’être privé même du plus infime moyen de défense, celui de
la force implorante des gémissements et des pleurs du nouveau-né.
Et toi tu t’imagines n’avoir pas renié un principe du Christ qui demande d’aider les plus petits, les plus faibles les plus malheureux ? « Ce que vous aurez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi-même que vous l’aurez fait. » Cette phrase ne te fait-elle pas peur, au moins pour les avortueurs ?
Le vrai bien de l’enfant :
Je reviens sur
ce sophisme :
Certes il y a des aides pour les femmes mais si
l'amour n'est pas là, si l'enfant est et sera toujours vécu comme un poids, à
quoi bon le choix de le garder ?!
Que sais-tu de
l’avenir ? Des enfants attendus avec joie ont été gâtés par leurs parents
au point de devenir « invivables ». Il faudrait alors que les parents
les condamnent à mort ? Des enfants acceptés avec résignation ont été,
après leur naissance, aimés de leurs parents. L’histoire des sauvés de
l’avortement en donne de multiples témoignages, il est vrai que la presse
conformiste n’en parle jamais.
J’ai
connu une famille où la mère avait été incitée à laisser mourir à la naissance
un enfant handicapé à qui il manquait le fémur d’une de ses jambes. Le pied de
cette jambe était à peine au niveau du genou de l’autre. Après une vie
quelquefois difficile, les autres enfants étant décédés tour à tour, c’est
l’handicapé qui est devenu le soutien de la famille restante : ses parents
et sa belle sœur veuve : il était devenu pharmacien.
… il ne faut pas gâcher la vie d'un enfant qui ne sera
pas désiré, pas chéri et à qui on rappellera toute sa vie sa situation
« indésirable ». Car l'enfant est étrangement absent de ton message…
Il est stupéfiant
de te voir écrire que « l’enfant est
étrangement absent de (mon) message » Alors qu’il y est omniprésent
car il en est l’objet fondamental : c’est sa vie que je veux voir protégée et c’est l’avortement qui le fait mourir. Il faudrait donc dans ta logique condamner
à mort les "enfants martyrs", puisqu’ils ne sont pas aimés ! A
suivre la position que tu soutiens on devrait faire périr l’enfant si on
ne l’aime plus.
Pourquoi la femme qui porte un enfant peut-elle être en état de détresse ?
Pour de
multiples raisons. Tu en évoques quelques unes :
Par contre il ne faut pas ignorer les circonstances
qui poussent une femme à faire ce choix
–
peur de ne pas
pouvoir assumer l'enfant certes,
–
mais pression de
la famille bien plus,
–
voire pression
religieuse
–
enfant conçu hors
mariage alors que c'est normalement le cadre obligé !
…Certaines femmes qui sont obligées d'avorter à cause
des pressions familiales qu'il ne faut pas ignorer et qui peuvent le faire dans
un cadre correct. Un accident est vite arrivé, surtout si l'on ne respecte pas
les règles de contraception,
Que valent ces raisons ?
Peur de ne pas pouvoir assumer
l’enfant ?
Si
la mère a peur de ne pas pouvoir assumer l’enfant, il faut donc l’aider efficacement
et faire aussi assumer ses responsabilités au père. La responsabilité, penses-y,
est une condition nécessaire de la liberté et un irresponsable doit être placé
sous tutelle.
A
supposer que le manque de maturité des parents soit vraiment incurable, il est
possible de conduire la naissance à terme et de garder l’enfant pour les
nombreux couples qui, voulant en adopter, se lancent dans des dépenses
impressionnantes ou dans des voyages lointains et dispendieux. Ainsi dans une
émission du Lundi 5 mars 2007 (23h 55) Canal + a parlé des mères porteuses.
Voici la présentation de l’émission dans le journal gratuit Matin
plus :
En France comme en Allemagne
ou en Italie, la législation interdit la gestation pour autrui considérée comme
un commerce d’enfant. Toutefois, certains n’hésitent pas à bafouer la loi en
recrutant des mères porteuses sur le territoire français.
Sur Internet des femmes
proposent leur corps en location pour des sommes oscillant entre 15 000 et
20000 euros, parfois plus. … Découragés par les longues procédures
d’adoption dans notre pays ou tout simplement confrontés à un problème
d’infertilité,[2]
les futurs parents sont souvent prêts à payer le prix fort pour avoir un enfant.
A côté de cela
on massacre officiellement plus de 200 000 enfants tous les ans, rien
qu’en France.
Pression de la famille ?
…
puisque la loi n'oblige à rien mais protège la femme, je trouve qu'il est
nécessaire qu'elle existe, elle est même utile au regard de certaines femmes
qui sont obligées d'avorter à cause des pressions familiales qu'il ne faut pas
ignorer et qui peuvent le faire dans un cadre correct.
Des femmes sont donc « obligées d’avorter à cause des pressions
familiales qu’il ne faut pas ignorer ». Comme tu as raison ! Mais
la conclusion qu’il faut logiquement tirer de cette constatation c’est qu’une
vraie libération de la femme consiste alors à la mettre hors d’atteinte ou à la
protéger de ces pressions, et non à lui en rendre la soumission moins
dangereuse.
Pressions religieuses ?
De la part des vrais catholiques au
moins, c’est faux. Quand le catholicisme imprégnait la culture, les enfants,
illégitimes car nés hors mariage, étaient acceptés, même si des "faiseuses
d’anges" sévissaient malgré tout, clandestinement et rarement. Sévèrement
punies quand elles étaient condamnées. (Guillaume le Conquérant[3] était
le fils de la maîtresse et non le fils de la femme du duc de Normandie son
père. Le roi Louis XIV avait ennobli des fils illégitimes…)
Quand le roi de France voulut nommer du Guesclin, Connétable de France (Général en Chef de toutes les armées du Roi), l’intéressé se récusa au motif qu’il n’était pas de sang royal et qu’il ne pouvait donc avoir autorité sur les fils et les frères du Roi. Alors le roi prit du sang de sa blessure reçue au combat et inscrivit une bande rouge en diagonale sur son écu. Cela signifiait, dans le code de l’époque : de sang royal et, suivant le sens de l’oblique, dans ou en dehors de la ligne légitime. Pour du Guesclin il n’était évidemment pas dans la ligne légitime. Mais c’était bien un honneur que lui faisait le roi qui d’ailleurs le fit enterrer à Saint Denis parmi les membres de la famille royale.
Tu
avances :
Cette solution résulte d'un choix de la femme, voire
du couple, et je trouve qu'il est insultant de faire la morale à des gens qui
ont choisi cette voie, comme si faire ce choix n'était pas assez
difficile !
Ta réflexion
confirme qu’il faut faire en sorte qu’en face de ce "choix difficile",
il soit possible de proposer une meilleure solution : libérer les intéressés
de ce qui les oblige à se résigner à ce "choix difficile". Sinon où
serait le progrès ?
Tu prétends que
(ma)
comparaison entre l'avortement et la peine de mort pour des criminels coupables
ne tient pas et est sans pertinence puisqu'un meurtre concerne la société toute
entière en ce qu'un de ses membres actifs lui a été retiré sans raison par un
autre membre. La société n'a pas à se venger en retour bien sûr mais à punir
d'une manière détournée. En revanche l'IVG ne retire à la société aucun membre
actif puisque le bébé n'y figure pas encore et que les premières victimes ne
sont pas une famille étrangère mais les propres parents qui ont fait le choix
de l'IVG !
Après avoir lu
ce que tu as écrit ci-dessus, je ne peux que reprendre ma comparaison entre le
meurtre d’un innocent et le refus de la condamnation à mort d’un criminel.
Le
meurtre, dis-tu, concerne la société
tout entière en ce qu’un de ses membres actifs
lui a été retiré. Mais alors, un membre inactif, (handicapé lourd
par exemple) pourrait être enlevé de la société sans crime ? Sans conséquences
légales ?
Et si tu prétends que l’avortement peut être accepté parce qu’il ne retire aucun membre actif de la société puisque le bébé n’y figure pas encore, tu justifies l’infanticide : à qui feras-tu croire qu’un bébé qui vient de naître ou qu’un jeune enfant est un membre actif de la société ? Tes explications justifient aussi l’élimination des handicapés et des vieillards inactifs – cela certes ferait faire des économies aux caisses de retraites ! - et ton raisonnement n’est que l’anticipation de ce que préparent les tenants de la culture de mort dénoncés vigoureusement depuis Jean Paul II.
Cet argument fut aussi celui qui "justifiait" la politique eugéniste reprochée aux criminels de guerre nazis lors du procès de Nuremberg. Il est vrai que nos livres scolaires d’histoire sont très discrets sur ce point.
Par ailleurs l’avortement concerne évidemment
la société tout entière car on lui enlève une part de son avenir.
Les premières victimes de l’avortement seraient les parents ?
Tu as raison, ils sont victimes. égarés par la propagande et les "facilités"
apparentes que leur donne la loi, ils subissent après coup un grave traumatisme
psychologique quand ils prennent conscience de la gravité de leur acte. Mgr
Barbarin a récemment reçu le docteur Dor qui lutte courageusement contre
l’avortement. Le Cardinal a confié une information : un de ses amis,
aumônier d’un asile psychiatrique, lui a fait savoir que les deux tiers des
femmes qui y étaient soignées étaient des victimes des séquelles d’un
avortement. Tu comprends, je pense, pourquoi l’on a maintenant prévu de livrer
la femme qui a avorté à un psychologue comme on le fait pour une personne
rescapée d’un accident grave ou d’un attentat. Belle libération… à la manière
satanique. L’avortement cause un tort grave à l’avortée.
A supposer que
les deux parents soient tous deux comme contraints à cette solution de
désespoir, il est inadmissible de les abandonner à leur sort désespéré. Pour
moi l’attitude chrétienne - ou tout simplement humaine - serait au contraire de
les aider et les sortir de ce qui les conduit au désespoir.
La légalisation-banalisation de
l’avortement
La
légalisation de l'avortement n'a pas entraîné sa banalisation (cf. un très
intéressant rapport Pour une meilleure
prévention de l'IVG chez les mineures) Les statistiques le
prouvent : les chiffres sont constants, autour de 200 000 par an.
Tu as le front de dire qu’avec
200 000 avortements par an l’avortement n’est pas banalisé ! Comment
peux-tu avaler ainsi les slogans de la propagande de la politique de mort. Les
avortements clandestins avaient été largement surévalués pour faire passer la
loi. Les études sérieuses l’ont fixé à beaucoup, beaucoup moins. Les plus
pessimistes parlaient de 70 000 (mais d’où sortent les chiffres quand il
s’agit d’actes clandestins ?). La preuve de la multiplication des
avortements du fait de la loi, est révélé par les courbes démographiques :
le nombre des naissances subit une inflexion très nette à partir du moment où
la loi est passée, au point que maintenant on se pose des questions sur la
survie même de la nation française. Si les avortements étaient restés constants
pourquoi les naissances auraient-elles chu ?
A quel homme faisant usage de sa
raison peut on faire croire qu’il existe aujourd’hui 200 000 situations de
détresse en France ? Et si même c’était le cas, invraisemblable je le répète, l’action à mener serait d’aider et non d’abandonner à un choix
difficile et traumatisant les mères concernées (et quelquefois aussi les
pères).
Tu parles d’un accident vite arrivé suite à une insuffisante contraception. Lorsqu’on
a parlé d’accepter la contraception, des publications catholiques, se référant
à l’expérience japonaise qui avait été antérieure, expliquaient que cela
multiplierait les avortements. On leur prétendait alors au contraire que la
contraception allait les diminuer. Maintenant les études de l’Institut National
d’Etudes Démographiques reconnaissent que cette dernière fut une prévision
erronée. Les avortements représentent vingt-six pour cent du nombre des grossesses.
Ce qui fait plus d’un avortement pour trois naissances. Cela fait beaucoup d’accidents !
De plus ce chiffre ne compte pas les
victimes des différentes pilules avortueuses. Et les femmes aussi en sont
victimes : plus grands risques de cancers et de dérèglements divers que la
propagande passe sous silence, mais qui sont indiqués en petits caractères dans
la réclame qui en est faite dans les journaux médicaux. Si tu peux t’en procurer
un, lis-le attentivement.
Prévenir l’avortement chez les
mineures serait tout à fait possible et entièrement efficace en développant
l’éducation à la chasteté tant celle des garçons que celle des "mineures" et
en interdisant la propagande pornographique. Le seul pays au Monde (l’Ouganda)
qui s’est lancé dans cette voie a vu reculer le sida. Mais les hommes refusent
d’envisager cette solution : elle les priverait alors de prostituées
gratuites. De plus ils ne veulent pas de pilules qui attenteraient à leur intégrité
sexuelle. Pour eux la femme est un objet (l’amour kleenex tu connais ?) et
c’est à elle seule de se « débrouiller ». Aussi stérilise-t-on la
femme par des pilules d’hormones, mais on ne fait pas de pilules pour
stériliser les hommes. Est-ce cela la "libération" de la femme ?
Est-ce une marque de respect à son égard ?
Rechercher
la "jouissance" sexuelle en en refusant les conséquences est tout à
fait analogue au comportement des Romains décadents qui, après s’être
empiffrés, allaient au vomitorium pour recommencer leurs orgies.
Quant à la contraception, cette faute
a été signalée dans le livre de
La loi n'oblige personne à avorter. Elle ne fait que
fixer les conditions – sanitaires d'abord et surtout – dans lesquelles l'IVG
est réalisée. L'avortement est donc une solution qui devient légale et qui
nécessite des conditions – les fameux 3 mois parmi d'autres.
La loi est plus
contraignante que tu le laisses croire. Pourquoi t’arrêtes-tu au texte de la
loi de 1975 dépassé depuis belle lurette ? Depuis les lois interdisent même
d’alerter les femmes sur les inconvénients de l’avortement. De plus la nocivité
de la loi sur l’avortement est aussi due au fait qu’elle fait perdre le sens du
crime à des chrétiens mal formés aux exigences de leur foi. C’est ce qu’on
appelle l’effet "éducateur"
de la loi. C’est ce qui t’est arrivé.
Me poser la question dès la 2e ligne du message sur mon appartenance à l'Eglise catholique est non seulement osé mais aussi particulièrement prétentieux ! Je ne dirais pas blessant car il est toujours utile de questionner sa foi… Oui je suis et je l'affirme catholique !
Tu t’étonnes de ce que je me sois posé des questions sur ton appartenance à l’Eglise Catholique. Pourquoi ? Parce que tu défends des positions qui entraînent l’excommunication qui frappe tous ceux qui le pratiquent, qui y coopèrent ou qui le favorisent. Que Dieu t’éclaire, qu’Il éclaire aussi ceux qui t’ont inculqué de telles idées. (Voir ci-après, ce que dit le Cardinal Alfonso Lopez Trujillo, Président du Conseil Pontifical pour la famille.)
Tu t’imagines en
droit de conclure
Comprendre l'utilité de l'avortement – sans pour
autant en faire une publicité assidue ni un choix par défaut –, comprendre que
ce peut être un choix voire une obligation, comprendre que cela a toujours
existé et qu'il faut un cadre officiel plutôt qu'une acceptation tacite sans
protection, comprendre enfin et surtout que cela relève qu'un choix qui se fait
au mieux dans le cadre d'une famille, d'un couple, voire au pire uniquement
dans « l'âme et conscience » d'une femme seule et délaissée et que
l'avis de la société me semble relever du voyeurisme malsain et d'une posture
moralisante inacceptable puisqu'il n'y a que des cas particuliers et que jamais
face à cette question il n'y aura de loi générale, comprendre donc la nécessité
d'un effacement, d'un recul, d'une humilité et d'une compréhension de l'autre
sans s'arc-bouter sur des principes qui nient la spécificité de l'homme, me
semble être la plus humaine, la plus catholique et donc universelle des
attitudes possibles face à l'avortement !
Malgré ce que tu prétends, il résulte de ce que j’ai montré ci-dessus : on ne peut donc absolument pas comprendre "l’utilité" de l’assassinat d’un être sans défense, on ne peut accepter ni que cela puisse être un choix raisonnable ni une obligation et on doit tout faire pour éviter d’y être acculé. Et en tant que chrétien, il y a, au dessus de la loi des hommes, le commandement éternel du Dieu éternel : « Tu ne tueras pas ».
La mise à mort
d’un être humain innocent ne peut être une solution valable quand on parle de
supprimer la peine de mort des criminels.
L’avortement
volontaire est la mise à mort d’un être humain innocent et sans défense ; aussi
l’Eglise, à juste titre considère comme en état de péché grave tous ceux qui
incitent ou coopèrent à un tel acte. Mais comme Jésus, elle ne nie l’existence ni
du péché ni des pécheurs. Sur la morale, Jésus [et donc l’Eglise] est plus
rigoureux que ses adversaires. Si ceux-ci condamnent l’adultère de fait, IL
condamne même l’adultère de désir ; si la loi disait de ne pas tuer, IL dit que
l’on ne doit pas même haïr ni insulter son frère. Mais vis-à-vis du pécheur
Jésus [et donc l’Eglise] dit aux pécheurs qui s’approchent Lui et [donc d’elle]
: « Va, et ne pèche plus » ; IL
[Elle] ne dit pas : « Va et continue comme avant ».
Le refus de "moraliser" l’acte de tuer, n’empêche pas d’avoir la plus grande pitié pour les mamans qui ont été contraintes à l’avortement même si par égarement elles ont cru être volontaires. Aussi faut-il combattre la propagande de la culture de mort pour leur ouvrir les yeux et les aider à laisser vivre la vie qu’elles portent en elles.
L’Eglise catholique a toujours refusé de considérer comme normal un avortement volontaire car la vie est un don de Dieu et détruire le cadeau que quelqu’un vous fait ne peut être considéré comme un acte de bienveillance à son égard.
Les principes catholiques affirment l’entière spécificité de l’homme à tous les instants de sa vie de la conception à la mort naturelle. Ils demandent le respect de l’homme même pécheur et a fortiori innocent. Seuls ces principes refusent toute discrimination arbitraire entre des êtres humains en fonction de leur état de développement. C’est cela la plus humaine, la plus catholique et donc la plus universelle des attitudes possibles face à l'avortement !
André Frament
Les divers régimes de
On lit dans Le catéchisme de l’Eglise catholique au sujet de la chasteté
n° 2348 :
Tout baptisé est appelé à la chasteté. Le
chrétien a « revêtu le Christ » (Ga. 3 - 27). Tous les fidèles du Christ sont appelés à mener une vie
chaste selon leur état de vie particulier. Au moment de son baptême, le
chrétien s’est engagé à conduire dans la chasteté son affectivité.
n° 2350 :
Les fiancés sont appelés à vivre la chasteté
dans la continence. Ils verront dans cette mise à l’épreuve une découverte du
respect mutuel, un apprentissage de la fidélité et l’espérance de se recevoir
l’un l’autre de Dieu. Ils réserveront au temps du mariage les manifestations de
tendresses spécifiques de l’amour conjugal. Ils s’aideront mutuellement à
grandir dans la chasteté.
Si même les
fiancés sont appelés à la continence et à la chasteté, il en est de même de
ceux qui ne sont même pas fiancés. L’oeuvre de chair est réservée au mariage,
et à l’union conjugale. Mais cet enseignement est, comme toute vérité,
combattu. Il y a déjà près de 40 ans, le
pape Paul VI le prévoyait[4]
:
«On peut prévoir que cet enseignement (de l’Eglise) ne sera peut-être
pas facilement accueilli par tout le monde : trop de voix, amplifiées par les moyens modernes de
propagande, s'opposent à la voix de
l'Église...». «... Il n'est pas besoin de beaucoup d'expérience pour
connaître la faiblesse humaine et pour comprendre que les hommes - les jeunes
en particulier si vulnérables sur ce point - ont besoin d'encouragements à être
fidèles à la loi morale, et qu'il ne faut pas leur offrir quelque moyen facile
pour en éluder l'observance».
... Nous devons encore
une fois déclarer qu'est absolument à exclure, comme moyen licite de régulation
des naissances, l'interruption directe du processus de génération déjà engagé,
et surtout l'avortement directement voulu et procuré, même pour des raisons
thérapeutiques.
Est également à exclure toute action qui,
soit en prévision de l'acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le
développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme
moyen de rendre impossible la procréation.
Et on ne peut invoquer comme raison
valable, pour justifier des actes conjugaux rendus intentionnellement
inféconds, le moindre mal ou le fait que
ces actes constitueraient un tout avec les actes féconds qui ont précédé ou qui
suivront, et dont il partageraient l'unique et identique bonté morale. En
vérité, s'il est parfois licite de tolérer un moindre mal moral afin d'éviter
un mal plus grand ou de promouvoir un bien plus grand, Il n’est pas licite même
pour de très graves raisons, de faire le mal afin qu’il en résulte un
bien, c'est-à-dire de prendre comme objet d'un acte positif de volonté ce
qui est intrinsèquement un désordre et par conséquent une chose indigne de la
personne humaine, même avec l'intention de sauvegarder ou promouvoir des biens
individuels, familiaux ou sociaux.
La condamnation se retrouve aussi dans l’article 496 (Compendium du Catéchisme):
Art. 496 : L’acte
conjugal a une double signification unitive (la donation réciproque des époux)
et procréatrice (l’ouverture à la transmission de la vie). Nul ne doit briser
le lien indissociable que Dieu a voulu entre les deux significations de l’acte
conjugal en excluant l’une ou l’autre d’entre elles.
Le Pape parle des actes conjugaux. Dans la relation conjugale aussi, il y a une loi morale qui s’impose à tout homme. Et ce qui n’est pas licite en mariage, l’est encore moins hors mariage.
Avortement,
excommunication… et persécution
Répondant aux questions posées par l’hebdomadaire catholique italien Famiglia Cristiana, (n° du 2 juillet 2006) le cardinal Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil pontifical pour la famille, a déclaré :
On tend à imposer des nouveaux droits de
l’homme.
En effet, a-t-il expliqué :
«
C’est ce qui est en train de se produire pour l’avortement qui est un délit
mais qui est en train de devenir un droit ». « La vie n’est plus sacrée ni
intouchable, elle est devenue quelque chose de flexible dans les mains de
l’homme ». Or, « dans le cas de l’avortement l’excommunication s’applique à la
mère, au médecin, aux infirmiers et au père s’il est en accord ». « De même en
est-il pour la recherche sur les
cellules souches embryonnaires», car « détruire l’embryon équivaut à pratiquer
l’avortement ». Et l’excommunication s’applique également aux « chercheurs qui
éliminent l’embryon ».
« L’Eglise est consciente des progrès mais aussi des limites de la science, et l’Eglise défend la vie, un point c’est tout. a affirmé le président du Conseil pontifical pour la famille.
Quand bien même l’on prouvera le succès des thérapies
à partir des cellules souches embryonnaires, l’on ne peut jamais produire puis
supprimer une vie pour en guérir une autre », a-t-il précisé. « Le délire de
l’omnipotence de l’homme serait alors total avec de graves dommages pour notre
vie en commun ».
Le cardinal Alfonso Trujillo a souligné que « certaines législations actuelles sanctionnent la défense de la vie et des droits de la famille comme une sorte de délit contre l’Etat, une forme de désobéissance contre le gouvernement ou une discrimination contre les femmes ». Il semblerait que « l’Eglise risque d’être traduite devant quelque Cour internationale si le débat devenait plus tendu ».
En somme l’Eglise défend la vie, même si cela doit entraîner des persécutions contre elle. Ce qui est, à mon avis, le but recherché par les auteurs de ces lois scélérates.
A. F.