"S’il n’y a pas de grossesse psychique, il n’y a pas d’enfant…"

 

 

… La revue de presse de Généthique du 10 juin 2009 nous transmet une information vraiment bizarre et des propos terrifiants d’un professeur de médecine et de la journaliste qui les rapporte.

 

1-L’information bizarre :

Chaque année, plus de 320 femmes découvrent qu’elles sont enceintes en accouchant. Chez toutes ces femmes, pas de prise de poids, pas d’arrêt des règles (en raison de la prise de la pilule), rien qui puisse signaler leur grossesse. Chez toutes, l’enfant se développe normalement mais se positionne de façon à ne pas être vu.

 

2- les jugements terrifiants

            Le procès de la maman inculpée du meurtre de trois de ses enfants nouveaux nés a donné le prétexte à une "réflexion" sur le déni de grossesse et à une mise en cause de la manière de considérer le nourrisson.

Le Pr Israël Nisand se permet de conclure :

 "S’il n’y a pas de grossesse psychique, il n’y a pas d’enfant, mais de la chair humaine. Il ne suffit pas d’être enceinte pour avoir un enfant."  Ce comportement peut aller jusqu’à l’infanticide : "L’enfant décède de ne pas avoir été attendu ", constate Sophie Marinopoulos, psychologue et psychanalyste longtemps attachée à la maternité du CHU de Nantes.

C’est là un sommet de mauvaise foi, de malhonnêteté intellectuelle, de refus de la réalité la plus évidente. Le bébé est considéré comme de la chair humaine et non comme un humain vivant qu’il est. Que devient la dignité de l’homme dans cette démarche ?

            On retrouve ici un argument qui a déjà été évoqué au moment du débat sur l’avortement par des personnes vicieuses[1] selon qui, la seule chose qui donne le statut d’être humain au bébé c’est sa reconnaissance comme tel par les vivants qui l’accueillent.

 

La psychologue psychanalyste du CHU de Nantes avoue  implicitement que dans son CHU on laisse mourir les nourrissons faute de soins les bébés « non désirés ».

 

La journaliste, Charlotte Rotmann[2], qui rapporte la position du Professeur Nisand, se permet de conclure :

…sur le caractère généralisé et intemporel de l’infanticide, (en) notant qu’ il est difficile de comparer l’acte d’infanticide dans des contextes culturels différents car "la notion de personne est une notion très relative..."

Cette notion de personne très relative est exactement celle dont se sont prévalu Hitler et les nazis pour "justifier" la shoah. Il est terrifiant de voir ces vues criminelle proférées avec autant de désinvolture : les lecteurs de Libération sont-ils donc considérés comme des personnes sans aucune intelligence ? Ou comme tellement pourris qu’ils acceptent de tels messages sans réagir ?

 

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[1] Y compris des ecclésiastiques.

[2] Cf. : Libération 10/06/09.