ATTENTAT
CONTRE LA LIBERTE !
Pour les tyrans qui se sont emparés des leviers de commande de
l’Europe, le respect de la conscience humaine ne compterait pas face aux
prétendus droits proclamés fondamentaux de tuer des êtres humains à différents
stades de leur vie (avortement, expérience sur les embryons, l’euthanasie) ou
de les mutiler (stérilisation). Dans les temps modernes Hitler a le premier
donné une « reconnaissance » juridique à de tels crimes. Sa postérité
n’est pas morte : elle a déjà proclamé son refus de l’ordre moral pour tenter
d’imposer un ordre immoral donc illégitime.
La désobéissance est
légitime : il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes. Telle est la conséquence de la grave
nouvelle diffusée par la célèbre fondation LEJEUNE que nous reproduisons
ci-dessous :
Un
projet de
concordat entre le Saint-Siège et la Slovaquie devrait être signé la semaine
prochaine[1].
Le "Traité entre la République slovaque et le Saint-Siège sur le droit
d'exercer l'objection de conscience" réaffirme le droit universel à la
vie et à la dignité humaine. Cet accord protègerait le droit à tous d'exercer,
en toute liberté, une objection de conscience dans le respect de ces valeurs
universelles. Ainsi un médecin catholique aura le droit de refuser de pratiquer
des avortements, de faire de la procréation médicalement assistée,
d'expérimenter sur les embryons humains et les cellules sexuelles humaines,
d'euthanasier, de stériliser...
A l'instigation des
groupes pro avortement comme le Centre de droits reproductifs, Catholics for
Free Choice et la Fédération Internationale pour la planification familiale, le
réseau d'experts de l'Union européenne sur les droits fondamentaux a rendu
public le 15 décembre dernier un avis
relatif au droit à l'objection de conscience religieuse dans les concordats.
Selon l'étude, qui relate essentiellement le projet de concordat entre la République
slovaque et le Saint-Siège, l'exercice du droit à l'objection de conscience
aurait un impact négatif sur ce que le réseau d'experts nomme des "droits
fondamentaux" (avortement, mariage homosexuel, euthanasie et accès à la
contraception[2]). Cet
avis est donc défavorable au droit à l'objection de conscience.
Un membre de ce réseau, l'italien Bruno Nascimbene,
professeur de droit à l'Université de Milan, non catholique, déplore l'avis
rendu qu'il juge "injuste" et "insensé". D'une part, il
constate que les associations auditionnées promeuvent toutes l'avortement,
d'autre part il relève que beaucoup de pays membres de l'Union ont déjà signé
des concordats avec d'autres églises prévoyant des clauses de conscience.
Pour lui, la question de la séparation de l'Eglise et de l'Etat ne relève pas
des compétences de l'Union européenne.
© genethique.org
Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des
articles de bioéthique parus dans la presse