cellules souches et bioéthique

 

Le débat bioéthique actuel sur les cellules souches est important car il a pour enjeu le respect de la vie de l'homme  et plus particulièrement aux premiers stades de son existence. Par suite des concepts de biologie et d'embryologie qui sont utilisés, ce débat paraît ésotérique à certains de nos contemporains. Avec ce travail nous pensons être utile à ceux qui ne sont pas spécialement formés sur ces questions en leur facilitant la compréhension des concepts utilisés. L'effort demandé, relativement faible, est utile pour éclairer sa lanterne sur des questions dont les réponses engagent l'avenir de notre espèce humaine.

L'essentiel de ces informations a été recueilli sur le site  créé par la Fondation Jérôme Lejeune, http://www.fondationlejeune.org/ , sous la direction de Jean-Marie Le Méné, son président et avec le concours de nombreux généticiens, médecins, biologistes, philosophes, juristes et groupes de travail universitaires. Le site peut être consulté en http://www.genethique.org/

 

 

 

D'où proviennent les cellules souches?

La cellule initiale de l'être vivant se constitue au moment de la fécondation. Ensuite elle se divise en multiples cellules initialement indifférenciées mais qui progressivement vont se spécialiser pour donner l'organisme complet de l'être qui se constitue. Ces premières cellules à la finalité indifférenciée capables de produire les cellules hautement différenciées qui constitueront cet organisme ont été appelées cellules souches.

Les cellules souches en général ont pour caractéristiques de se reproduire longtemps à l’identique, sans se différencier : elles sont aussi capables de donner naissance à des cellules de transition, à capacité limitée de prolifération, à l’origine de cellules hautement différenciées (nerveuses, musculaires, hématopoïétiques ( = productrices de sang)).

Les cellules initiales susceptibles de donner toutes les variétés de cellules différenciées de l'organisme sont appelées totipotentes. Les cellules de transition à capacité limitée de prolifération sont dites pluripotentes

On pourrait penser que les cellules souches n'existeraient que pendant la transformation de l'embryon en organisme prêt à naître. Ce sont les cellules souches embryonnaires; cette formulation pourrait faire croire à un pléonasme. En fait l'adjectif embryonnaire est devenu nécessaire depuis que l'on a trouvé des cellules souches dans des tissus adultes. 

 

Les cellules souches embryonnaires humaines

La préparation des cellules souches embryonnaires (ES, Embryo Stem cells) implique la production d’embryon humain et/ou l’utilisation des embryons surnuméraires issus de la fécondation in vitro, puis le prélèvement de cellules du bouton embryonnaire au stade blastocyte, nécessitant la destruction de l’embryon ; ces cellules souches embryonnaires sont ensuite mises en culture pour la production d’un très grand nombre de cellules identiques.

Derrière ces mots techniques se cachent de graves problèmes moraux. En effet, il est déjà humain l'être appelé à le devenir. La nécessité de détruire l'embryon humain pour en obtenir des cellules souches (embryonnaires donc) implique la destruction d'une vie humaine. c'est donc une grave faute morale. La gravité est accrue du fait que la victime est innocente de toute faute et de tout crime.   

Pour certains "savants" ces cellules constituent le point de départ pour la préparation de cellules différenciées qu’ils obtiennent par des techniques en cours de mise au point. Ces données ont ébranlé le monde scientifique, commercial et médiatique en laissant penser qu’il serait possible de générer le clone d’un être humain et que les applications du clonage pourraient ouvrir des voies nouvelles pour la thérapie de maladies graves. Ces données ont surtout ébranlé le monde politique, en particulier en Grande Bretagne, au Japon, en Australie et aux USA où il existe de fortes pressions pour que les fonds fédéraux puissent être utilisés pour la recherche sur les embryons humains.

Il s’agirait donc de fabriquer la "copie saine" d’un être vivant défectueux, copie qui serait alors détruite pour en retirer ce qui servirait à guérir l’être défectueux initial. On le voit la vie humaine deviendrait alors un produit commercial comme un autre. La dignité de l’homme, dont nos contemporains disent faire le plus grand cas, est alors annihilée.

 

Les cellules souches adultes

Comme nous l'avons dit il existe aussi des cellules souches adultes, (ASC) 

Les études faites sur elles ont d'abord montré qu’elles étaient présentes dans de nombreux tissus mais qu’elles n’étaient capables que de donner naissance à des cellules propres au tissu donné. Au cours de ces dernières années, on a découvert des cellules souches pluripotentes dans la moelle osseuse (HSCs), le tissu nerveux (NSCs) et d’autres organes dont le sang du cordon ombilical (P/CB). Ainsi, chez l’homme, il est possible de reconstituer l’intégralité des populations de cellules hématopoïétiques (sanguines) à partir de cellules souches de la moelle. De même on est capable d’orienter la différenciation de cellules souches nerveuses humaines en neurones, en cellules gliales (cellules nourrices des neurones) ou en cellules musculaires lisses. Ainsi les cellules souches des tissus adultes peuvent avoir des propriétés voisines des cellules embryonnaires humaines sans poser de difficultés pour leur obtention ; elles devraient permettre d’entrevoir des thérapies efficaces pour de nombreuses maladies. Déjà des résultats nettement plus prometteurs ont été obtenus avec elles plutôt qu'avec des cellules souches embryonnaires.

On doit noter que les cellules souches adultes ne posent aucun problème moral en ce qui regarde leur prélèvement : l'adulte qui les fournit garde la vie, ne subit pas de mutilation.

On a pu apprendre le Mardi 6 Septembre 2005 que le mensonge a aussi été employé en Grande Bretagne pour imposer les lois criminelles pompeusement appelées de bioéthique.

Les partisans de la recherche sur les cellules souches embryonnaires ont fait naître de faux espoirs alors que les applications médicales sont encore très lointaines, estime un des principaux promoteurs de la recherche sur la bioéthique en Grande-Bretagne, Robert Winston.  

Selon lui, pendant la campagne menée en 2001 pour assouplir la législation en Grande-Bretagne, une des plus libérales du monde, on a fait croire à des parlementaires que des traitements médicaux étaient "au coin de la rue", selon Lord Winston.

Ce lobbying a été exercé par des groupes défendant le point de vue des patients et soutenu par des observations scientifiques de l'époque.  

"Nous avons peut-être survendu le sujet un peu trop", estime Lord Winston, spécialiste influent de la fertilité et des questions de bioéthique en Grande-Bretagne, cité lundi par le Guardian.

"Lorsque la déception va apparaître, ce qui est possible, nous pouvons nous attendre à un effet boomerang de la part des groupes de défense du droit à la vie", a-t-il encore observé. (remarquons en passant qu'il nous reconnaît bien comme les défenseurs de la vie.)

Selon lui, les étudiants en science devraient recevoir durant leurs études une formation à l'éthique. "C'est le cas dans les écoles de médecine, cela devrait être le cas en science car les enjeux sont aussi importants", indique Lord Winston. (On se demande de quelle éthique se "médecin" se réclame,  puisqu'il faut, selon lui, contrer les partisans du droit à la vie.)

Trompés par ces mensonges, les parlementaires aux références morales incertaines ont fait que la Grande-Bretagne a, avec la Corée du Sud, le législation la plus laxiste du monde sur la recherche sur le clonage et les cellules souches.  

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